Une plage à Manille ? Seulement pour les oiseaux !

Bird Watch Club et NACCI – Las Pinas

Se lever à 5 heures du matin pour aller voir les oiseaux, disons que ça ne nous emballait pas vraiment…

Mais nous ne regretterons pas ce réveil matinal pour aller à la rencontre de deux femmes charismatiques : Ms Gina du Wild Bird Club of the Philippines et Violeta Imperial de Nature Awarness and Conservation Club, Inc (NACCI).  Avec elles, nous découvrons la baie de Manille telle que nous ne l’avions jamais vu : sans béton !

Malheureusement, les déchets s’accumulent et rendent le lieu très sale. De nombreux oiseaux (plus de 120 espèces) sont présents sur le site et les entreprises ainsi que le gouvernement participent à des activités de plantation d’arbres. L’habitat des oiseaux est menacé par des projets de construction de tours et par le lobby des compagnies aériennes de l’aéroport national tout près, qui accusent les oiseaux de venir s’écraser sur leurs engins (ils ne sont pas vraiment à la même altitude mais bon…).  Ms Gina reste une passionnée qui s’exclame de joie à chaque fois qu’un oiseau surgit, qui ne se décourage pas pour organiser des nettoyages de lieux quand bien même tout sera sale à nouveau quelque temps après et qui se bat pour éviter les projets qui détruiraient cet écosystème si inespéré dans une ville polluée comme Manille.

Violeta, quand à elle, est à l’initiative de NACCI, une ONG qui promeut l’écotourisme. Elle sert d’intermédiaire entre les populations locales et les tours opérators et propose des formules de voyages à ces derniers après avoir fait une analyse des effets potentiels d’une telle activité sur l’environnement. Elle favorise les projets qui permettent à la population locale d’arrêter les activités qui causent des dommages à l’écosystème en leur permettant de vivre des revenus du tourisme. Par exemple, pour lutter contre le ramassage et la vente des œufs de tortue, elle a aidé à la création d’un sanctuaire où les touristes peuvent venir admirer les premiers pas des bébés tortues sur la plage. Mais pour Violeta, pas question de dépendre d’autres institutions : « if you want to be sustainable, you need to be profitable ». Elle favorise l’émergence de nouveaux entrepreneurs qui suivent son exemple et organisent des tours écologiques, elle se créée ainsi des concurrents mais peu lui importe, son ennemi à elle c’est le tourisme de masse et seule une armée d’entrepreneurs plus avisés peut être de taille pour lutter contre les géants du tourisme ! Violeta partage ainsi ses connaissances en organisant des conférences sur comment devenir un tour opérator. Une belle aventure d’une self-made woman passionnée par la nature et qui a pour devise « Don’t promise so much, but do more than what you promised » (Ne promettez pas trop de choses, mais faites plus que ce que vous avez promis).

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